Pak Mei

Le Pak Mei (Sourcils Blancs) est le premier style de Kung Fu qui préconise le court trajet dans le combat rapproché. Ce style met en pratique les cinq formes de combat du système Shaolin, tout en priorisant la puissance du tigre, afin de briser le pont de l’adversaire, et l’astuce du léopard, visant à frapper les points vitaux de l’adversaire par la fameuse frappe en œil de Phoenix. Les coups portés sont rapides, secs et explosifs et ses positions de combat (tête de léopard, dos de l’ours, patte de coq), qui contribuent à une meilleure fluidité dans les déplacements, rendent ses attaques particulièrement oppressantes.

En revanche, c’est l’intégration de techniques taoïstes au système Shaolin qui rend ce style extrêmement imprévisible et qui, du même coup, représente l’essence même du système Pak Mei Orthodoxe. Ce style hybride et féroce sema le désarroi dans le système de Kung Fu Shaolin, car il était le seul style à l’époque à utiliser le court trajet en combat, et cela jusqu’à la naissance du Wing Chun qui devint l’antithèse de ce style révolutionnaire.

« Sans pont, on crée le pont et on traverse le pont. »
GM Nam Anh

Comprendre le Pak Mei par son histoire

L’histoire du Grand Maître Pak Mei est sans aucun doute une des histoires les plus controversées du 18e siècle. Vis-à-vis du temple Shaolin, il est en effet considéré comme un traître au service d’une puissance étrangère, ayant joué un grand rôle dans la destruction du temple Shaolin. Suite à une alliance avec l’Empereur Chian Long, le Grand Maître Pak Mei continua la propagation de son style, à condition de rester secret. Aujourd’hui, nous observons que le Pak Mei est beaucoup moins répandu que bien d’autres styles de Kung Fu, car pendant plus de 3 siècles, les pratiquants ont subi les insultes et les mépris dû à ces controverses, décourageant certains à pratiquer et propager ce style redoutable.