L'alliance avec l'Empereur (version des Qing)

Histoire

Après la destruction du temple Shaolin, le style n’était représenté que par cinq légendaires Grands Maîtres ayant survécu au massacre, connus sous l’appellation des Cinq Invincibles (ou Immortels). Le Vénérable Suprême Hong Mei (Sourcils Rouges), patriarche du Temple Shaolin, mourut sans désigner de successeur. Le Grand Maître Chi Thien Su fut alors choisi pour devenir le nouveau Grand Maître dirigeant. Les héritiers de Shaolin poursuivirent leur résistance contre la dynastie Qing, vu par les nationalistes chinois comme des envahisseurs mandchous. Ils fomentèrent plusieurs révoltes dans le royaume.

Or, selon la version officielle propagée par Qianlong, le Grand Maître Pak Mei qui convoitait le titre de Grand Maître dirigeant refusa cette décision. Pak Mei mena alors une vie de moine itinérant. Puis, il s’installa sur le Mont Er Mei, haut-lieu du taoïsme où il fit l’apprentissage de nouvelles techniques internes. Il fit la jonction des deux courants qui donna naissance à un système à la fois interne et externe. Il en résulta alors un nouveau système de combat révolutionnaire et impitoyable grâce à la conception du court trajet et l'approche hybride des deux systèmes.

Toujours selon la légende, le Grand Maître Pak Mei préféra un bon dirigeant étranger à un dirigeant chinois corrompu et s’allia aux forces de l’Empereur Qianlong (1736 -1796). Celui-ci le requit à la tête de son armée avec 50 000 hommes sous ses ordres, afin d’assiéger les bastions de résistance Ming.  Pour éviter une bataille sanglante, un duel eu lieu entre le Grand Maître Pak Mei et Jee Shim Shim Shee (qui pratiquait la technique de la Tête de fer). Au terme d'un combat à mains nues, le Grand Maître Pak Mei brisa la nuque de son adversaire, dans un mouvement demeuré célèbre, nommé le moine qui retire sa torche, et qui est identifié depuis lors comme une des caractéristiques du style.

Selon la croyance populaire, ce duel aurait épargné la vie à plusieurs adeptes du Shaolin, dont Leung Bok Chau (2e génération du Wing Chun) et Hung Hei-Kwun (Fondateur du Hung Gar), pour ainsi permettre la propagation du système Shaolin après la destruction du temple.

Partagez cette histoire