L'exode des Grands Maîtres de Kung Fu

Récit

Le but de cet article consiste à documenter une question souvent posée par les étudiants:
« Pourquoi le Kung Fu, un art martial en provenance de la Chine est-il souvent enseigné par des vietnamiens ? »

Simple en apparence cette question réfère à plusieurs facettes de l’histoire de la Chine:

- Les conceptions philosophiques de la société
- La nature autoritaire des dynasties
- La structure sociale
- La nature des liens entre le bouddhisme, le pouvoir et la population

Chacune d’entre elle contribue à une vision d’ensemble de la société chinoise.

Toile de fond historique ou quelques clefs pour mieux comprendre l’histoire de la Chine

 

Conception philosophique

Le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme sont les 3 piliers des sociétés asiatiques. Les idées empruntées à ces 3 courants se fusionnent dans une vision cosmologique des rapports entre l’homme, la société et l’univers où la société doit refléter l’ordre naturel.

Le confucianisme enseigne que l’homme ne peut se réaliser qu’à l’intérieur de la famille dans un ordre social hiérarchisé. Un ensemble de relations de subordination constitué de devoirs et d’obligations réciproques est spécifique à chaque ordre avec des rites marquant les rapports entre chaque caste. L’empereur est le Fils du Ciel et il doit gouverner avec loyauté afin d’apporter paix, prospérité, ordre et justice, faute de quoi, il perdra son mandat céleste. On retrouve cette hiérarchie à tous les niveaux de la société: seigneur/vassal, époux/épouse, père/fils, aîné/cadet, général/soldats, élite/peuple, etc. Ainsi pour les chinois, il est normal de se soumettre à une instance supérieure dans l’intérêt collectif. L’obéissance et la loyauté sont des valeurs fondamentales.

Du taoïsme on retiendra que la vie suit l’application des lois naturelles et du nécessaire équilibre des opposés Yin/Yang dans une harmonie avec la nature et l’énergie universelle. C’est une philosophie non-interventionniste et individuelle à la recherche de l’immortalité. La société doit tendre vers l’équilibre sinon des tensions apparaissent et menacent l’ordre social.

Les bouddhistes doivent intervenir dans la société pour soulager la souffrance, apporter justice et paix. Les Grands Maîtres de Kung Fu ayant développé un degré élevé de compassion se considèrent comme les serviteurs du peuple.

 

La structure sociale

En ce qui a trait à la structure sociale, pour des fins d’imposition, les Ming créèrent le recensement obligatoire où, à l’exception des religieux et des fonctionnaires, les habitants devaient s’inscrire sous une des 4 catégories professionnelles suivantes: agriculteur, intellectuel, artisan ou commerçant. C’étaient là des catégories héréditaires dans le but d’assurer une stabilité sociale. Ces grandes catégories pouvaient contenir les professions les plus diverses. Les lettrés, même s’ils ne représentaient que 3% de la population, formaient une élite admirée par la population et jouissaient de certains privilèges. La majorité de la population se composait de paysans. Le noyau de base de la société demeurait la famille patriarcale où le lignage était primordial. Les mariages étaient décidés par le père en fonction des alliances qu’il jugeait utiles pour l’amélioration de la situation de son clan.

 

Des dynasties totalitaires

Que ce soit sous le règne des mongols, des huns ou des mandchous, le recours à la force et à la violence demeure l’apanage de ces dynasties autoritaires afin de conserver le pouvoir et maintenir l’ordre dans l’empire. Par ailleurs, dans un territoire aussi vaste que la Chine (13 millions de km2 à l’apogée des Qing), le maintien de l’ordre à l’intérieur des frontières était aussi difficile que d’assurer la protection contre les envahisseurs externes. Le pouvoir de petits tyrans locaux, les abus de la noblesse sur la population, les luttes de pouvoir, les querelles intestines entre des groupes aux intérêts divergents, la corruption, la contrebande, la piraterie et le banditisme étaient tout autant une menace à l’ordre social. Les visées autonomistes des régions plus riches et puissantes constituaient également une préoccupation importante pour les autorités impériales.

Lors de la conquête mongole (dynastie Yuan 1269-1368), des milliers de victimes furent massacrés. La population chinoise chuta de 40%. En 1125, la Chine comptait 20.8 millions de famille contre 13,2 millions en 1290. Le peuple chinois fut réduit à l’esclavage.

Lors de la prise de pouvoir par les huns (Dynastie Ming, 1368-1644) il se produisit alors une centralisation sans précédent des pouvoirs de l’Empereur qui instaura un climat de suspicion permanent parmi les fonctionnaires en créant une police secrète chargée de les espionner (la garde aux vêtements de brocard). Ce dernier préférait le pouvoir militaire (wen) au détriment du gouvernement civil (wu). Sous son règne, plusieurs purges et décapitations de hauts fonctionnaires soupçonnés de complot furent effectuées. En fait, plus de 100 000 personnes périrent car les familles et les proches des inculpés subissaient le même sort que les accusés.

Quant aux mandchous (Dynastie Qing, 1644-1912) dès leurs débuts, ils firent preuve d’une grande cruauté. Ils n’hésitèrent pas à massacrer plusieurs jours durant la résistance Ming afin de bien marquer leur ascension au pouvoir et à décourager toute forme de rébellion. Plusieurs répressions sanglantes marquent leur premier trentenaire telles que celle des 3 feudataires (1674-1683) et du lotus blanc (1796-1804) faisant au moins 20 millions de morts. La censure absolue, le contrôle de l’information et l’endoctrinement atteignirent des sommets inégalés sous cette dynastie, où toute forme d’opposition au régime était strictement interdite. Ce fut la prohibition de l’enseignement et de la pratique du Kung Fu. Plusieurs Grands Maîtres payèrent de leur vie parce qu’ils avaient continué leur enseignement malgré les décrets l’interdisant!

C’était alors une autocratie totale sur les lettrés et les hauts fonctionnaires, où tout écart à l’orthodoxie impériale était sévèrement puni. À titre d’exemple, Wang Xihou fut exécuté et 21 membres de sa famille furent réduits à l’esclavage parce qu’il avait fait paraître un ouvrage dans lequel le dictionnaire Kangxi était critiqué. Le gouverneur qui avait permis la parution fut aussi exécuté. Les intellectuels et les lettrés devinrent de simples exécutants chargés de censurer les textes et écrire l’histoire officielle. On voua alors à Confucius un véritable culte d’État. Ses écrits connurent une expansion sans précédent car ils formaient une propagande orale efficace pour la légitimation de l’ordre impérial mais aussi parce que la pensée confucéenne faisait partie intégrante de la culture chinoise.

Bien sûr, les dynasties Ming et Qing connurent des périodes de stabilité et de prospérité faute de quoi elles n’auraient pu survivre aussi longtemps. Une augmentation de la population sous ces 2 dynasties témoigne de la santé économique de l’empire.

 

Liens entre le bouddhisme et la population

Lors de la construction du premier temple de Shaolin vers 495 après J.-C., la popularité et la prospérité du bouddhisme étaient à son apogée. On dénombrait alors plus des 13 000 temples et 100 000 moines. Au fil des siècles, en raison d’une philosophie plus interventionniste visant à soulager la souffrance, de puissants liens se sont tissés entre l’empereur, les moines et la population de telle sorte que la présence de temples était très appréciée des villageois. Lorsque la famine et les maladies survenaient, ou bien lorsque les malfaiteurs causaient problèmes, les moines leurs venaient en aide. Il faut souligner que seules les villes les plus populeuses recevaient des services de la police pour le maintien de l’ordre. Les milliers de petits villages étaient souvent soumis à l’arbitraire d’autorités locales qui parfois abusaient de leurs pouvoirs sur le dos de la population. Les moines intervenaient alors pour rétablir l’ordre et chasser les fautifs.

La dynastie Ming vit le jour sous le sceau du patriotisme chinois qui se réveilla vers 1350. Outre l’oppression, les inondations successives du fleuve jaune provoquèrent morts et famines alimentant le mécontentement de la population. Les sociétés secrètes jouèrent un rôle actif dans l’organisation de la résistance de telle sorte que les ouvriers, les travailleurs des mines, les bateliers, les marins, les contrebandiers de sel et les pirates participèrent de concert au soulèvement du peuple chinois. Orphelin et éduqué chez les moines bouddhistes, Zhu Yuanzhang, le chef des Turbans rouges, une société secrète, se distingua par son habileté au combat et par son refus de s’adonner au pillage de la population. Il fut ainsi en mesure d’exercer le leadership lors de cette rébellion qui dura une vingtaine d’années. Grâce à sa victoire sur les mongols, il put se proclamer Empereur sous le nom de Hongwu (1368-1398) et installer la nouvelle capitale à Nanquin.

Les bouddhistes étaient très impliqués dans les sphères importantes de la société, Plusieurs généraux et hauts fonctionnaires avaient reçu une formation par les moines bouddhistes venant de plusieurs temples Shaolin. Par ailleurs, les huns furent toujours des plus favorables à la doctrine bouddhiste. Aujourd’hui encore le bouddhisme de langue huns est le plus répandu avec 5 000 temples et au moins 40 000 moines et nonnes. En fait, les huns composent 94% de la population chinoise et occupent 40% du territoire.

La fin des Ming, destruction de Shaolin et exode des maîtres de Kung Fu

 

Déclin et chute de l’empire Ming

Lorsqu’une dynastie s’installe, elle ne peut d’entrée de jeu dominer l’ensemble du territoire vu son immensité et la résistance qu’elle rencontre. La conquête est progressive et parsemée de batailles et de massacres avant l’implantation définitive des conquérants. Par ailleurs; lorsqu’une dynastie est supplantée son déclin n’est pas spontané. C’est le fruit de tensions et de crises importantes que le pouvoir ne peut juguler.

En 1421, pour mieux protéger les frontières, Yongle (1402-1424), le successeur de Hongwu, installa de nouveau la capitale à Pékin et y construisit la Cité Interdite. La protection du territoire contre les invasions, les longues guerres contre les mongols et les japonais affaiblirent considérablement l’empire Ming. La reconstruction de la grande muraille sur 5000 km contribua à la ruine des finances publiques. En plus au plan militaire, cette option s’avéra totalement inefficace pour contrer les menaces.

S’étant éloigné des zones les plus peuplées, le pouvoir se coupa de plus en plus du peuple. Les successeurs de Yongle furent des empereurs faibles à la merci des intrigues des concubines et des eunuques qui abusèrent largement de leurs pouvoirs par la corruption de fonctionnaires, et l’exécution de sanglantes épurations. Des tensions constantes entre lettrés, eunuques, et magistrats locaux marquèrent ce règne.

Au fil du temps le tissu social se désagrégea. En fait, plusieurs voulaient échapper au système de castes héréditaires. La corruption parmi les fonctionnaires et la noblesse prit de l’ampleur de telle sorte que les petits propriétaires terriens et les plus pauvres redevinrent dépendants des classes plus riches avec les lots d’abus, d’injustices et d’iniquités que cela implique. Le système d’imposition conçu et implanté fut d’une inefficacité remarquable car il ne parvint pas à amasser plus de 5% des revenus de l’empire.

L’autoritarisme créa un climat de méfiance constant de telle sorte que l’instabilité qui s’en suivit fit naître chez l’élite un sentiment d’insécurité et chez les plus pauvres un sentiment d’oppression. Une taxation abusive du commerce maritime entraîna une considérable augmentation de la piraterie et de la contrebande, mobilisant et engloutissant la majeure partie de la flotte impériale.

Vers le milieu du XVIème siècle, le chaos s’installa au sein de l’empire. Vers 1627 les paysans, qui étaient de petits propriétaires terriens, et les lettrés sans fortune du Nord se rebellèrent, firent régner la terreur, massacrèrent des fonctionnaires et de riches familles, puis s’emparèrent de Pékin en 1644. Par ailleurs, dès 1618, les mandchous, naguère des tribus frontalières semi-nomades, s’étaient unifiés sous l’armée des huit bannières. Ils étaient entrés en rébellion contre l’empereur avec une liste de revendications connue sous l’appellation des « Sept griefs ». Devant l’incapacité du pouvoir à réagir, des chefs militaires pensaient se servir des mandchous pour mater la révolte des insurgés du Nord de la Chine. Bien mal leur en prit car, une fois à l’intérieur des frontières, après la reprise de Pékin, les mandchous en profitèrent pour chasser les Ming et installer leur dynastie! Les élites du Sud avaient préféré s’allier aux mandchous plutôt que de voir triompher les rebelles. Ce fut la fin de la dynastie Ming.

 

Les Qing, nouveaux maîtres de la Chine

Les huns furent la dernière dynastie chinoise au pouvoir. Ils furent chassés par les mandchous qui formèrent l’ultime dynastie que connut la Chine. Le choix du nom de Qing voulait symboliser la rupture avec le règne précédent, car Ming renvoie au feu alors que Qing réfère à l’eau, soit l’eau éteint le feu!

Peuples frontaliers les mandchous étaient familiers avec les coutumes chinoises. Nettement minoritaires, ils optèrent pour l’intégration de l’élite chinoise dans la gestion quotidienne de l’empire. Dès 1648, l’armée des 8 bannières avait déjà intégré de nombreux Huns de telle sorte que l’armée impériale était composée de 75% de chinois, de 16% de mandchous et de 8% de mongols. Ayant conservé le modèle de gestion de leurs prédécesseurs, puis ayant intégré les chinois dans la fonction publique, ils avaient ainsi obtenu l’aval de la majorité de la population.

Cependant, le véritable pouvoir demeurait aux mains de l’Empereur et d’un petit groupe secret de mandchous qui recevaient des documents écrits en langue mandchoue et non accessibles à la majorité du gouvernement civil. Les finances et l’armée des 8 bannières relevaient de cette structure officieuse. Quant aux armées dans les régions, il s’agissait plutôt de milices locales chargées du maintien de l’ordre et sans grands moyens de défense réels.

 

Destruction du temple de Shaolin et exode des loyalistes Ming

Demeurés loyaux envers les Ming, les temples et les écoles de Kung Fu supportaient secrètement la rébellion et organisaient la résistance. Toutefois, toutes les tentatives de révolte pour la reprise du pouvoir échouèrent devant l’acharnement des Qing qui livrèrent une chasse impitoyable afin d’exterminer les opposants une fois pour toutes. Qianlong détruisit le temple de Shaolin (vers 1735), sonnant ainsi le glas aux loyalistes qui, pourchassés de toute part, durent vivre dans la clandestinité. Selon les coutumes en vogue, les rebelles ainsi que tous leurs proches devaient être mis à mort sur trois générations afin d’empêcher une vengeance des descendants!

Devant la puissance de l’armée impériale et l’appui de la majorité de la population envers les Qing, la situation était devenue intolérable pour les opposants qui n’eurent d’autre choix que la fuite hors des frontières pour sauver leur vie et poursuivre la résistance. Les ports et les principales voies de communication sous haute surveillance empêchaient toute retraite, de telle sorte que seules des pistes de montagnes peu accessibles s’offraient aux fuyards.

C’est ainsi que le Viet Nam devint une terre d’accueil pour ces migrants. Ils s’installèrent à Cholon, et appliquèrent avec succès les principes développés par leurs ancêtres qui avaient dû s’expatrier dès le XI siècle avant J.-C. lors de la chute des rois Shang: la fuite, la ruse, l’invisibilité, la solidarité et la discrétion. En raison de leur sens des affaires et de leurs réseaux, ils jouèrent rapidement un rôle névralgique dans les affaires si bien qu’avant la chute de Saïgon aux mains des communistes (1975), les chinois contrôlaient presque 100% du commerce en gros et 50% du commerce en détail. Plus de 80% de l’économie vietnamienne était sous leur emprise et 70% du commerce extérieur!

Dès son origine, Cholon, qui est le quartier chinois de Ho Chi Minh (anciennement Saïgon) fut le berceau de plusieurs écoles traditionnelles de Kung Fu. C’est ainsi que Cholon hérita du surnom de « Tigre accroupi et dragon caché ». Dans un vieux quartier, il abrita le siège d’une société secrète, Ching Woo (Quintessence des arts martiaux), chargée de maintenir et transmettre les secrets des maîtres de Kung Fu afin de poursuivre la lutte contre les Qing. C’est pourquoi les disciples devaient garder secrète l’identité de leur maître!

Très peu de vietnamiens purent être admis dans cette académie hautement sélective. Ceux qui furent sélectionnés, dont le Grand Maître Nam Anh, complétèrent leur formation sous la férule de Grands Maîtres compétents directement issus de la tradition Shaolin et du système Wutang. Plusieurs styles d’art martiaux y étaient enseignés car l’académie abritait des maîtres de diverses écoles qui avaient survécu.

Aujourd'hui, il reste encore une vieille pancarte jaunâtre placée juste à côté d'un vieux temple dont l’entrée fut utilisée comme terrain de pratique et de démonstration. Il s’agit bien sûr de Ching Woo, la demeure qui abrita les trésors laissés par des grands guerriers et maîtres de la Chine ancienne tels que Huo Yan Ji, le fondateur de Ching Woo. C’est ce Grand Maître que personnifia le fameux acteur Jet Lee dans le film « Maître d’armes » qui fut porté aux grands écrans en 2006.

 

La chute des Qing, les Seigneurs de guerre et la victoire du communisme

En Chine, vers le milieu du XIXème siècle, plusieurs problèmes intérieurs survinrent. La stagnation économique, combinée à des disettes causées par l’augmentation croissante de la population, engendrât une succession de révoltes. Les guerres de l’opium, des boxeurs, la perte de Hong Kong, la signature de nombreux traités inégaux au profit des occidentaux minèrent définitivement la crédibilité de l’empire Qing qui s’effondra en 1912.

Une période chaotique suivit: luttes de pouvoirs intestines entre nationalistes, communistes, et seigneurs de guerre pour finalement aboutir à la victoire des communistes de Mao Zédong et la création de la République populaire de Chine en 1949.

Cholon connaît alors une nouvelle vague d’émigration chinoise et de maîtres de Kung Fu qui n’étaient pas prisés par les communistes.

Puis en 1975, les troupes de Ho Chi Min chassèrent les américains du Viet Nam et instaurèrent un régime communiste qui entraîna un exode connu sous le nom de « boat people ». Plusieurs milliers de vietnamiens dont plusieurs experts en arts martiaux s’expatrièrent à travers le monde. Les données de 2009 indiquaient que 2,5 millions de vietnamiens vivaient répartis dans 80 pays, on les appelle les « Viêt Kieu ». Près de 1 million de vietnamiens sont installés en Californie et autour de la région de Washington. Le comté d’Orange en Californie, surnommé « little Saigon » compte quelques 200 000 vietnamiens. La France en compte 250 000, l’Australie 180 000, la Grande Bretagne 30 000, l’Allemagne 100 000, la Thaïlande 100 000. Au Canada environ 150 000 personnes sont d’origine vietnamienne dont 42 500 habitent au Québec.

En guise de conclusion

Depuis presque trois siècles, les vietnamiens ont eu un accès privilégié à l’apprentissage des arts martiaux de telle sorte que plusieurs experts proviennent de cette contrée. Les contraintes politico-historiques firent en sorte que bon nombre de pratiquants de haut calibre s’expatrièrent et fondèrent des écoles en Occident afin de faire connaître cet art ancien qu’est le Kung Fu.

 

Malcolm St-Pierre

Ceinture rouge

Nam Ngu (Pierre François Flores)

Ceinture rouge 4ème Dan

Montréal, 4 avril 2017

Ouvrages consultés:

Wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Ming
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Qing
http://en.m.wikipedia.org/w…/Revolt_of_the_Three_Feudatories

Fairbank Jonh K, Goldman Merle, « Histoire de la Chine des origines à nos jours » Ed.Tallandier, 2010, 750p
Chapitre 6: Le gouvernement sous la dynastie Ming, pp. 197-216
Chapitre 7: La réussite des Qing, pp. 217-244
Bernard-Grouteau Anne, « La Chine Histoire d’une civilisation millénaire » Ed. Ellipses, 2011 281p
Chapitre 2: Le choc mongol (mi-XIIIe-mi-XIVe siècle), pp. 85-94
Chapitre 3: La « Renaissance nationale » sous la dynastie Ming (1368-12644), pp. 95-111
Chapitre 4: Le « Siècle des Lumières chinois » (De la fin du XIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle), pp. 113-132
Picquart Pierre, « L’ Empire chinois: mieux comprendre le futur no. 1 mondial: histoire et actualité de la diaspora chinoise » Ed. Lausanne, Favre 2004, 220p.
Chapitre 1: La sphère chinoise, pp. 20, 33-35, 45-51.
Chapitre 2: La répartition mondiale, pp. 95-96
Dr. Yan Jwin Ming, « Chi Kung Da Mo les secrets de la jeunesse » Ed. Ludo (France), 2009, 347p
pp. Chapitre 2: Un peu d’histoire, pp. 51,71
Phuong Nguyen, « Vietnamese Americans in Little Saigon, Calfornia » 2015, 18p.
Tao-Yin le site des Arts Classiques du Tao, Les sociétés secrètes en Chine: La triade.
http://www.religionmonde.info/LE-LOTUS-BLANC.html, 2p.
Guide Évasion, « Vietnam » Ed. Hachette-Tourisme, 2009, p. 28
Gouvernement du Québec, Direction de la recherche et de l’analyse prospective du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion. « Portrait statistique de la population d’origine ethnique vietnamienne au Québec en 2011 » 2014, 10 p.

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