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Récit

 

 

Au 9e siècle A.D., lorsque la Chine était sous l’emprise de la dynastie des Tang, vivait le vénérable moine Te Cong que l’on surnommait le ‘Bouddha vivant’. Il se faisait passer pour un idiot itinérant, tout en administrant différents projets qui étaient bénéfiques à l’oppression paysanne… Des siècles plus tard, en mémoire de cet illustre personnage, Yuen Chai Wan choisi le surnom de ‘Nguyen Te Cong’ provenant de l’incarnation de Te Cong.

 

De tous les Grands Maîtres figurants dans l’arbre généalogique du Wing Chun Kung Fu, très peu d’entres eux furent aussi dangereux et inexorables que lui.

 

Voici l’histoire de l’une de ses nombreuses altercations.

 

Au début du 20e siècle, en Chine, les arts martiaux faisaient partie intégrante… Un monde réfractaire aux lois gouvernementales et où erraient les hors la loi, les héros et les justiciers errants… Grand Maître Nguyen Te Cong était l’un d’eux.

Comme il était coutume de faire en Chine à cet époque, un Mandarin fortuné engagea le Grand Maître afin de protéger un précieux convoi dans son voyage où il devait passer par les montagnes traversant le territoire interdit. Grand Maître Nguyen Te Cong voyageait sur un hamac, porté par des soldats parmi les chariots du convoi. Celui-ci étant dominé de son oriflamme.

Bien entendu, le convoi avait attiré l’attention du chef du clan des guerriers rogue des montagnes, qui détenait une avidité ayant tôt fait de le mener au trépas…

Dans un éclair de fumé, le pirate se précipita devant le convoi, le forçant à s’arrêter. Réveillé par le tumulte, notre héros demanda d’une voix fière, qui osait se mettre en travers de son chemin. Le bandit répondit qu’il connaissait celui qu’il venait de déranger et qu’il avait posé les yeux sur le précieux chargement du convoi.

Sans perdre un instant, GM Ng Te Cong sauta hors de son lit et se retrouva devant le mécréant en moins de deux. Il lui dit alors qu’il serait heureux de le laisser partir avec la somme que contenait le convoi, mais seulement si ce dernier était apte à s’emparer du drapeau se trouvant au sommet du convoi.

Affichant un sourire mesquin, le bandit élança son bras qui était couvert d’une longue manche et en fit jaillir une épée avec laquelle il décrocha le drapeau de son trône.

Impressionné, mais gardant ses moyens, le Grand Maître rétorqua alors que malgré le fait qu’il avait donné sa parole, il était aussi chargé d’une mission et qu’il était prêt à se battre pour la mener à bien. Il n’allait pas abandonner le convoi ni céder un seul pas de plus à son antagoniste.

Les deux adversaires engagèrent donc un duel dans lequel un seul d’entre eux en ressortirait vivant.

Un long combat s’ensuivi…

Finalement, dos à un arbre et n’ayant nul part où aller, le bandit succomba à l’attaque dévastatrice des 9 coups du tigre décochés à sa poitrine, broyant ses os et ses organes.

 

Ceci dressant un avertissement à tous les hors la loi de la région que Grand Maître Nguyen Te Cong n’était pas un homme à prendre à la légère et qu’il croyait être mandaté par les dieux pour faire justice de son propre chef, même si c’était au désagrément de son maître.

 

Nam Ngu (Pierre-François Flores)

Ceinture Rouge 4e Dan

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