Les diplômes dans les Arts Martiaux

Récit

Le diplôme honorifique

Le diplôme honorifique est décerné au disciple ayant fait preuve d’une loyauté infaillible. À travers les tempêtes du temps, son dévouement envers l’École et le Maître est reconnu de tous. Sans pouvoir ni autorité, le diplôme honorifique donne un statut au disciple, au sein de l’École, pour récompenser la persévérance dont il a su faire preuve tout au long des décennies en raison d’une relation fiable et solide ou de ses compétences externes du domaine des arts martiaux mises au bénéfice de l’École.

Dans les universités, des diplômes honoris causa sont remis à des personnalités connues pour leur dévouement dans leur domaine.

En Angleterre, le titre de chevalier est décerné à des célébrités ayant fait preuve de grand talent, que ce soit dans les domaines artistique, scientifique ou socioculturel.

Les qualités d’humanisme, de courage, d’intelligence, de loyauté et de persévérance sont à la base du diplôme honorifique.

Le diplôme de compétences

Le diplôme de compétences est remis aux instructeurs qualifiés et certifie le niveau technique atteint dans la formation continue. Puisque le statut de Maître n’est pas nécessaire pour le recevoir, le diplôme de compétences implique un pouvoir et une autorité limités établis par les Hauts Dirigeants de l’École. Il rappelle au diplomé sa place vis-à-vis les étudiants et fournit une description claire du niveau et du rôle du récipiendaire aux yeux de tous.

Le diplôme de compétences assure aux étudiants l’expertise et la légalité de l’enseignement. En effet, un enseignant non-diplômé par une fédération reconnue s’expose à des poursuites non-couvertes par les assurances, à une fermeture immédiate des cours -étant donné le danger d’un entraînement mal supervisé -ou à des représailles de la communauté des arts martiaux en raison de l’usurpation d’un titre recherché et respecté.

Dans une société de lois, le diplôme professionnel est obligatoire et indispensable pour assumer ses fonctions. Des ordres professionnels tels que ceux des médecins, des avocats ou des ingénieurs nécessitent le diplôme de compétences pour assurer les clients d’une formation dûment complétée, réussie et reconnue.

Tout étudiant dans ces domaines professionnels doit payer sa formation, participer à des stages rémunérés ou non, réussir les examens et malgré tout, attendre l’obtention du diplôme avant d’exercer sa profession, sans quoi il fera face à des poursuites judiciaires graves pouvant mener à l’emprisonnement.

Dans le domaine des arts martiaux, aucun ordre ne régit la formation, le diplôme et l’enseignement. Cette responsabilité supplémentaire repose sur le Maître lui-même. Dans ce contexte, les qualités de loyauté, de fidélité et d’intégrité prennent toute leur importance.

Il en va de même pour les nouveaux pratiquants qui entament un bon cheminement. Il est impératif de s’assurer du niveau de l’instructeur par une recherche du diplôme, de la formation reçue ainsi que de la reconnaissance de sa fédération et de son Maître.

Un avocat qui affiche son diplôme mais qui a été radié du barreau n’est plus un avocat.

Le diplôme mandataire

Le diplôme mandataire est émis dans le but d’exposer la fonction du disciple. À l’instar du diplôme honorifique, il donne le pouvoir et l’autorité nécessaires au disciple pour accomplir son mandat.

La nature du mandat est spécifiée sur le diplôme émis par les Hauts Dirigeants de l’École. Par cette certification, ils signifient au disciple la confiance qu’ils placent en lui et l’assurent de leur appui dans la réussite de sa mission.

Un Grand-Maître ou un Maître peut être mandaté, par exemple, de préserver et protéger la tradition, d’établir une école ou encore de propager l’enseignement.

Le diplôme mandataire est généralement accompagné du diplôme de compétences.

Rédigé par Maître Nam Hy
Ceinture Rouge 4e Dan
Disciple Héritier 7e génération

Montréal, 23 septembre 2019

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